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Le temps n'arrange pas tout

14 Novembre 2016

Avez-vous déjà entendu ou même prononcé ces paroles : « Ouf! Que j’ai mal! Mais ça va passer.», ou « Je vais aller consulter lorsque j’aurai vraiment mal. »?  Souvent, on endure nos maux trop longtemps.

Pourquoi alors ne pas prévenir plutôt que de guérir? Regardons ensemble comment peut évoluer un problème inflammatoire ou postural qui traîne trop longtemps.

Le cercle vicieux du cycle inflammatoire

 

L’inflammation est un processus normal lors d’un traumatisme. Elle produit une augmentation de la circulation pour imiter les dégâts et favoriser la réparation des tissus lésés .Si tout se passe bien, l’inflammation se résorbe facilement une fois son travail terminé.

Mais lorsque l’agression dure trop longtemps, l’organisme envoie trop de liquide dans la région atteinte. Le mécanisme de réparation se nuit alors à lui-même puisque le gonflement qu’il produit fait pression sur les structures voisines, bloquant ainsi sa seule porte de sortie. Comme dans un embouteillage.

L’efficacité du processus de guérison est alors gravement réduite par l’inflammation qui perdure et qui ne peut plus s’en aller.

L’inflammation qui demeure génère des adhérences sur les tissus. Cela a pour effet de diminuer l’amplitude que permet normalement une articulation. Moins d’amplitude signifie moins de mouvement. Et de nouveau, cela réduit la circulation et augmente encore les adhérences et les tensions musculaires… C’est à ce moment que nous sommes pris dans un cercle vicieux où la douleur inflammatoire s’entretient elle-même.

Une douleur qui stresse

La douleur nous incommode et l’incapacité à utiliser notre articulation comme nous le souhaitons peut nous impatienter. Cette perte de contrôle sur notre propre corps peut aussi provoquer un stress physique et émotionnel supplémentaire sur l’organisme.

L’inconfort vécu sur une longue période peut à son tour amener une baisse de la qualité du sommeil ou créer de l’insomnie. Une telle situation entraîne alors un ralentissement du travail des cellules réparatrices. Puisque cette réparation s’effectue principalement durant la phase de sommeil profond, elle est donc influencée par la qualité de notre sommeil.

Dans ces conditions, une personne aux prises avec des troubles musculo-squelettiques pendant une longue période risque de voir apparaitre des problèmes connexes. Il est possible qu’elle développe une tendinite, une bursite,  une capsulite, parfois un pincement du nerf brachial (cervico-brachialgie). Ces problèmes peuvent engendrer des épicondylites ou un syndrome du tunnel carpien.

 

Le phénomène de compensation

Par réflexe de protection, nous utilisons habituellement moins une articulation douloureuse. Ou encore, nous trichons un peu dans nos mouvements pour limiter la douleur. Nos structures musculaires et articulaires sont alors soumises à un stress pour lequel elles ne sont généralement pas conçues.

Plus le temps avance et plus le mal s’installe confortablement. Et malheureusement  pour nous, plus la durée du temps de récupération s’allonge. Le thérapeute doit alors considérer de nombreux symptômes pour comprendre puis soigner. Dans de telles circonstances, le temps n’arrange rien. On peut même affirmer qu’il complique les choses.

Pour toutes douleurs aux articulations, légères ou plus importantes, n’hésitez pas à me consulter. Je peux vous aider. Prenez rendez-vous pour obtenir le soulagement souhaité et pour éviter que votre douleur inflammatoire se complique.

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